Dorado (Bernardo Tinoco), né à Rio de Janeiro le 25 avril 1974. Il a reçu ce surnom de Mestre Marrom, avec qui il commença à pratiquer la Capoeira dans les années 90, à la Traverse Angrense, ancienne adresse du Centre Culturel Senzala dont Marrom faisait partie.
Elève de Mestre Marrom depuis toujours, il a participé intégralement à la transition vers la Capoeira Angola. C’est en participant à tous les cours et à toutes les rodas organisées par les élèves de Mestre Marrom qu’a pu être créée l’association de Capoeira Angola Marrom Capoeira e Alunos.
Diplômé en journalisme à l’université de Rio de Janeiro (PUC. RJ) en 1998, Dorado a commencé à travailler activement dans le monde de la Capoeira en aidant Mestre Marrom dans ses cours à l‘école Acalanto dès 1994, tout en poursuivant ses études.
A cette époque, le travail avec la Capoeira n’offrait pas de retombées financières, mais le grand apprentissage qu’elle rendait, suffisait à le motiver à s’entraîner toujours plus. Dorado a participé à diverses représentations, dirigées par Mestre Marrom, dans des écoles et des centres culturels de Rio de Janeiro.
C’est avec son grand ami Marcelo “Negao” qu’il a commencé un travail communautaire à l‘école de Samba de Villa rica, située dans la Favela dos Tabajaras, à Copacabana.
Ce travail a porté ses fruits, des rodas furent organisées, auxquelles participèrent de grands mestres tels que Mestre Angolinha, qui encouragea son travail et l’aida à le développer.
Puis, en raison du décès de l’ami Marcelo “Negao”, les cours furent intérrompus.
Dorado rend hommage dans ce site à son grand ami, Marcelo “Negao”. Ce n’est qu’en 1996, avec son ami Garça, lui aussi professeur de Capoeira, qu’il reprend son travail associatif au Morro da Babilônia, situé dans la favela do Leme, qui suscita de grands moments tels que la participation du défunt Mestre Mucungê.
Dorado commença son premier travail consacré à la Capoeira en étant rémunéré, au Centre Culturel Viva Mais, à Botafogo, où il donna des cours jusqu‘à la fermeture du centre en 2001. Ce fut un espace de conquêtes, d’apprentissage et d’amitiés.
Entre 1996 et 1998, Dorado travailla également avec des enfants du collège Santa Rosa de Lima, tout en aidant Mestre Marrom a donné des procédés de travail dans les cours pour adultes.
A ce moment-là, l’association donnait des cours à Parque lage, quartier du jardin botanique de Rio de Janeiro.
En 1998, Dorado débute un travail à Tijuca, à l‘école Oga Mita, avec des enfants dès l‘âge de 4 ans, des adolescents et des adultes, travail au cours duquel il organisa avec ses élèves une roda sur la place Saens Peña, que fréquentèrent différents mestres de Rio de Janeiro, dont Mestre Russo.
Dorado a aussi travaillé à Santa Térèza, à Casa Monte Alegre, à l‘école Britânica et plus récemment au Café Culturel-Academia Gisele Tapias.
Il prépara en parallèle une formation qualifiante d’Education psychomotrice à l’institut IBMR, en s’appuyant sur des techniques acquises en Capoeira pour travailler avec des enfants de 2 ans à la Casa Monte Alegre.
En 1997, il commence à travailler dans son atelier de fabrication d’instruments de Capoeira : atabaques, pandeiros, berimbaus, recoreco, agogos, et d’autres instruments de percussions. Il rencontre Mestre Gato Preto en 1998 et participe à ses cours à Rio de Janeiro et Sao Paolo. Il prit part à l’enregistrement du CD de Mestre Gato Preto et entreprend une série de recherches et d’entrevues avec le Mestre, pour écrire sa biographie. Ses recherches le mènent à Santo Amaro da Purificaçao, où il rencontra une grande figure de Maculelê de la région, dona Zilda Paim, auteur du livre “Relicario popular”.
Il se rendit à Sao Braz, dans le district où naquis Mestre Gato Preto, pour avoir plusieurs entrevues avec lui afin d’agrémenter son livre. En 2000, il participe assidûment à la roda de Caxias, dirigé par Mestre Russo avec qui il s’est également lié d’amitié.
Aujourd’hui, Mestre Russo rédige un livre auquel Dorado a participé “Expressoes da roda Livre” qui raconte la glorieuse histoire de la création de la roda de rue la plus traditionnelle de l‘état de Rio de Janeiro. Dorado, au cours de son apprentissage de la Capoeira, a rencontré de nombreux Mestres, devenus à présent ses amis sincères, parmi lesquels, (pour n’en citer que quelques-uns !) : Mestre Angolinha, Mestre Nô, Mestre Claudio de Feira de Santana, Mestre Camaleâo, Mestre Formiga, Mestre Manoel, Mestre Zé Bahiano, Mestre Dominguinhos, Contra Mestre Baba, Mestre Cobrinha, Mestre Jurandir, Mestre Boca Rica, Mestre Brandao, Mestre Felipe de Santa Amaro, sans parler de ses amis et connaissances capoeiristes de Rio de Janeiro, Salvador, Sao Paulo et d’Europe, où Dorado est venu pour développer la Capoeira Angola.
